Les fonctions premières de l'association Al Lark sont de permettre au plus grand nombre de découvrir la baie du Mont Saint-Michel et ses occupants, et de sensibiliser les participants à respecter cet équilibre fragile qui permet la pérénité de cette biodiversité exceptionnelle.
Parallèlement, en collaboration avec
(notre tuteur scientifique), nous étudions la population de grands dauphins afin d'évaluer le nombre approximatif d’individus dans le groupe.
Nous utilisons pour cela la méthode utilisée principalement pour l'étude des cétacés : la photo-identification.
A l'aide d'un appareil photographique équipé d'un objectif de 300 mm, nous photographions les ailerons de tous les grands dauphins que nous cotoyons lors de nos sorties bateau.

Les grands dauphins ont tous des ailerons différents. En effet, lors de jeux sociaux, les grands dauphins se mordent au niveau de l'aileron provocant ainsi des cicatrices, des balafres, des dépigmentations qui seront apparentes toutes leurs vies… (Toutefois au fil des ans ces cicatrices évoluent… ce qui complique un peu les choses...)
Une fois ces photos collectées (près de 3000 photos en 2 ans !!!), un long et fastidieux travail commence : il faut comparer les différents ailerons obtenus afin répertorier les individus présents le long de nos cotes.
Nous avons, en 2 années de travail, identifiés 52 grands dauphins sur le secteur ouest de la baie du Mont saint Michel.
Les cartes d’identités réalisées à l’aide des photo-identifications nous donnent des éléments qui nous permettent plusieurs pistes de travail :
- tenter d’observer la fréquence de passage de ces individus sur notre secteur géographique.
- estimer par déduction le nombre approximatif d’individus dans le groupe.
- appréhender les parcours des différents groupes en mélangeant les données de diverses structures qui réalisent des photos identification sur le reste du golfe normano-breton (territoire de la population de grands dauphins côtiers la plus importante d’Europe estimée à 220 individus au minimum).


